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Rite Forestier des Anciens
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1 - Grade d’apprenti
Article mis en ligne le 30 avril 2015

par Jean-Luc
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Ce rituel Carbonari est tiré de l’ouvrage « Constitution et Organisation des CARBONARI ou documents exacts sur tout ce qui concerne l’existence, l’origine et le but de cette Société Secrète » édité en 1821 par un certain M. Saint-Edme, alias Edme Théodore Bourg ; réédité par Régis Blanchet , aux Editions du Prieuré en 1997.

AVIS DE L’ÉDITEUR. ( M. Saint-Edme)

S’il pouvait s’élever encore quelques doutes sur les intentions de certains hommes qui s’intitulent libéraux, la Constitution des Carbonari que je donne au public, traduite de l’italien, est bien faite pour les dissiper. N’a-t-on pas entendu ces prétendus amis de la monarchie soutenir les insurgés de Naples et se réunir par leurs voeux aux Carbonari ? Eh bien, que veulent les Carbonari ? Rien autre chose que la destruction des gouvernements légitimes. A leurs yeux les rois sont des brigands couronnés. Les jacobins de la république, les soi-disant libéraux de tous les temps et de tous les pays, les illuminés et les Carbonari ont toujours visé au même but, travaillé aux mimes résultats.
Je n’ai eu en imprimant cet ouvrage d’autre intention que de dévoiler les vues révolutionnaires et criminelles de cette secte si nombreuse et trop peu connue.

Je ne puis cependant m’empêcher de faire une réflexion : Est-il bien nécessaire de répandre du sang pour opérer la destruction des Carbonari ? Ce sont des ennemis vaincus qui ne sont plus redoutables ; il faut les surveiller, non les tuer. Les persécutions n’ont jamais produit que du fanatisme.
Quant à nous, Français, puissions-nous n’avoir jamais besoin du secours de la Sainte - Alliance pour éloigner de nitre pays le fléau des révolutions et les horreurs de la guerre qui en est la suite inévitable !

CONSTITUTION ET ORGANISATION DES CARBONARI.

GRADES D’APPRENTI ET DE MAITRE

FONCTIONS DES DIGNITAIRES.

ARTICLE PREMIER.

Grand Maître.

Le grand maître convoque les vendue lorsque le besoin l’exige. Il tient les réunions , reçoit les propositions pour le bien de l’ordre et les soumet à l’assemblée, qui a le droit de les adopter ou de les rejeter. II fait noter le tout sur la planche du jour , tenue pour l’ouverture et la clôture de chaque vendita.

Art. II.

Assistans.

Chacun commande sa ligne. Ils doivent maintenir l’ordre avec la plus grande rigueur, et, si après la seconde injonction ils n’étaient point obéis, ils demandent au grand maître qu’il soit infligé au coupable la punition marquée par le règlement de la vendita. Si un bon cousin demande la parole à l’assistant de sa ligne, ce dernier en donne avis sur-le-champ au grand maître par un coup de sa hachette sur son petit tronc.

Art. III.

Maître des cérémonies.

Le maître des cérémonies est chargé de recevoir les bons cousins visiteurs, réuni pour cela au gardien de la vendita, et de reconnaître et faire exécuter toutes les épreuves admises pour recevoir ces visiteurs. C’est lui qui les conduit à la place d’honneur, sur les côtés du grand maître. Il est aussi chargé de guider les récipiendaires pendant leur réception, de leur indigner ce qu’ils doivent faire et de les mettre en posture pour prêter leur serment. Il répond aux toasts d’obligation pour les absens et les nouveaux reçus ; fait tourner la petite charrette avec le dernier reçu et les bons cousins qui entrent en vendita : il est enfin chargé de tout ce qui regarde le cérémonial.

Art. IV.

Orateur.

L’orateur est chargé de sanctionner toutes les délibérations de la vendita, de conclure , d’attester les résultats de la vendita aux bons cousins, de les applaudir, de complimenter les visiteurs, de faire les discours dans les réceptions et le jour de saint Tibaldo , d’examiner les planches antérieures et nouvelles, et de juger si elles méritent d’être applaudies, de faire l’explication du tronc avec ses bases , si le grand maître ne veut la faire lui-même.

Art. V.

Secrétaire.

Le secrétaire est chargé d’enregistrer les délibérations de la vendita , de terminer les procès verbaux par cette formule : « A la gloire de notre bon cousin , Grand Maître de l’univers », puis d’y inscrire les jour, mois et an ; de réunir la vendita ; de rédiger la planche et d’y noter tout ce qui se dit et fait pendant le cours des réunions.

Art. VI.

Trésorier.

Le trésorier est chargé d’encaisser les fonds provenant des réceptions et des rétributions mensuelles, de régler les dépenses de la vendita. Il présente chaque mois à la vendita l’état de sa caisse.

Art. VII.

Gardien.

Le gardien est chargé de couvrir la vendita dans la chambre d’honneur et dans la forêt ou dans le bois. Il siège derrière les assistans, et les prévient des coups frappés à la porte pour entrer. Il va recevoir ceux qui se présentent, après toutefois en avoir reçu l’ordre du second
assistant.

Art. VIII.

Aumônier.

L’aumônier est chargé de présenter le sac à tous les bons cousins, de. recevoir les amendes, et d’en conserver le montant jusqu’à ce que son usage lui en soit prescrit.

Règlement de la vendita.

La vendita étant ouverte, tous les bons cousins observent le silence le plus profond. Le bon cousin qui désire obtenir la parole étend la main vers l’assistant de sa ligne, et se lève ; il reste dans cette position jusqu’à ce qu’on lui ait permis de parler. Qui manque à cette règle paye un sou au sac des pauvres.
Il est expressément défendu à tous les bons cousins de s’entretenir des affaires politiques ou du gouvernement.
Celui qui manque aux vendite d’obligation paye cinq sous au sac des pauvres.
Lorsqu’un bon cousin arrive après l’ouverture de la vendita , il demeure entre les deux assistans, à l’ordre, jusqu’à ce que le grand maître lui permette de prendre place. Si ce bon cousin manque à cette formalité, il paye trois sous d’amende au sac des pauvres.
Si un bon cousin refuse d’obéir à l’assistant de sa ligne, il paye trois sous d’amende au sac des pauvres, et le double s’il récidive.
Le secrétaire ne peut être accusé par les bons cousins lorsqu’il est en fonction. Mais hors la vendita, on fait rapport de ses sujets de plaintes au grand maître , qui donne ses ordres en conséquence, suivant le cas. Celui qui agit autrement paye une amende, à la disposition du grand maître, au bénéfice du sac des pauvres.
Si un bon cousin ne remplit pas exactement les devoirs de sa charge, il paye au sac des pauvres, la première fois, cinq sous d’amende ; la seconde fois, le double ; et, la troisième fois, il est déchu de son emploi et remplacé.

On ne peut recevoir aucun profane, s’il n’a été présenté dans une séance, et accepté à la pluralité des voix, après une information scrupuleuse.
On n’admet jamais ceux qui ont souffert des peines infamantes , les ivrognes , les blasphémateurs, les méchans parleurs, et tous ceux enfin qui ont des défauts répréhensibles.
Chaque profane paye pour la médaille de réception, avant d’être inscrit, dix-huit Carlins lins (1), et quinze sous de médaille chaque mois.
Pour son passage au grade de maître, il paye par anticipation douze carlius (2).
Tous les deux mois , et lors de la fête de Saint-Tibaldo, il y a banquet d’obligation.
Chaque bon cousin qui ne se conforme pas à ce qui lui est prescrit par le grand-maître ou par les assistans, paye deux sous d’amende au sac des pauvres, ou boit un verre de mauvaise braise.
Tous les ans, le jour de Saint-Tibaldo, on renouvelle les officiers de la vendita ; on peut conserver les anciens : le tout se lait au scrutin.
Les apprentis peuvent demander le grade de maître après trois séances.

(1)Aujourd’hui 7 fr.. 92 cent.
(2)Aujourd’hui 5 fr.. 28 cent.

Chaque bon cousin qui déguise quelque chose d’important à la vendita, et en est convaincu, paye vingt sous d’amende au sac des pauvres ; la seconde fois, le double ; et la troisième, son nom est brûlé en séance publique.
Les convocations se font en passant un échantillon (ou enchantillon) de main en main, et toutes d’après l’invitation du grand maître. Il y a une vendita d’obligation chaque mois ; et, dans ce jour, on ne peut donner qu’un seul grade à une seule personne, soit d’apprenti, soit de maître, et l’on parle alors seulement d’instruction et du bien de la vendita.
Le grand maître cite les bons cousins les moins diligens, et les invite à travailler plus régulièrement.
A la fin de chaque vendita, il est fait un appel des membres, et l’on note tous ceux qui manquent , lesquels payent cinq sous d’amende au sac des pauvres.

Instruction pour les récipiendaires.

On leur donne le signe et l’attouchement ainsi que le signe de l’ordre. On leur donne la parole sacrée : Fede, speranza, carita. ( Foi , espérance, charité). Celle-ci est exprimée par le cordon de l’ordre , ou habit de trois couleurs : le rouge signifie la foi ; le bleu céleste, l’espérance ; le noir, la charité. On leur fait l’explication du tronc, en disant tout ce qui se remarque sur le tronc et que l’on nomme bases. Le tronc exprime le ciel et la rotondité du monde. Le mouchoir blanc nous rappelle qu’en venant au monde il sert à nous essuyer, à nous recueillir, à nous envelopper. Les bûches sont la matière principale pour cuire. L’eau nous rappelle qu’elle a servi à nous laver du péché originel ; le feu à nous éclairer dans nos premiers emplois et à nous égayer ; le sel à nous faire chrétiens ; le Christ nous rappelle quel fut notre rédempteur, et qu’il est, lui, le premier bon cousin Grand Maître de l’univers. La couronne d’épines blanches nous indique les épreuves et les fatigues des bons cousins, et la candeur de leur âme. Les rubans sont les principaux attributs de la carboneria, et servent de robes.

Ouverture de la vendita au grade d’apprenti.

Le grand maître bat un coup de hachette, qui est répété par le premier et le second assistant.
Il appelle ensuite à l’ordre.
Se placer à l’ordre, c’est mettre les mains en croix, la droite sur la gauche.
Ensuite, il prononce la prière suivante :
« A la gloire de notre bon cousin Maître de l’univers ! Nous vous prions de nous protéger dans nos augustes travaux. Et faites, grand Dieu ! que la paix et l’union règnent parmi nous. »

On fait aussitôt après les applaudissements : A l’avantage , première fois ; à l’avantage deuxième fois ; à l’avantage , troisième fois.

Après quoi, le grand maître bat le coup mystérieux trois fois, et les assistans le répètent ; puis tous font le signe, et le grand maître dit :
« La vendita est ouverte. Avertissez-en, premier et deuxième assistans, tous les bons cousins. » Après l’avis donné par les assistans, le grand maître ajoute : « Prenez place, Mes bons cousins. »

Le grand maître au premier assistant ; Où donne-t-on le premier grade, premier assistant ?

Réponse. Dans la baraque d’un bon cousin, ou dans la chambre d’honneur et dans la vendita des charbons , grand maître.

D. Que fait-on pour conférer le premier grade ?

R. On étend un petit drap sur un tronc d’arbre, sur lequel se déposent les bases : 1° ledit drap ; 2° l’eau ; 3° le feu ; 4° le sel ; .5° le Crucifix ; 6° une branche de bois ; 7° une autre garnie de ses feuilles.

Il faut trois bons cousins ou plus pour faire une réception ; le récipiendaire, toujours accompagné d’un maître, doit être hors du lieu où sont les bases et les bons cousins.

Le bon cousin qui se trouve avec le récipiendaire, battant trois fois du pié , crie à l’avantage, première fois, deuxième fois, troisième fois, et dit : « Mes maîtres bons cousins, j’ai besoin de secours. »

Les bons cousins s’approchent du tronc, sur lequel ils battent leur cordon et donnent trois coups à l’avantage. Puis, ils font le signe convenable, savoir : en tirant la main droite de l’épaule gauche à la hanche droite. L’un d’entre eux dit ensuite : « J’ai entendu la voix d’un bon cousin qui demande du secours : il porte peut-être du bois pour chauffer les fourneaux. »

Le grand maître répond : « Bien ! travaillez, mes bons cousins, »
Et les bons cousins répètent le signe.

Le grand maître : « Récipiendaire, mon bon cousin, d’où venez-vous ? »

R. D’une forêt (de ma vendita ou de ma ligne).
D. Où allez-vous, mon bon cousin ?

R, Dans la chambre d’honneur.

D. Que venez-vous faire ici ?

R. Vaincre mes passions, soumettre mes volontés et m’instruire dans la respectable carbonara.

D. Qu’apportez-vous de la foret (de votre vendita ou de votre ligne) ?

R. Du bois, des feuilles, de la terre, pour construire, pour frapper, pour cuire au fourneau.

D. N’apportez- vous rien de plus ?

R. J’apporte aussi la foi , l’espérance et la charité à tous mes bons cousins de cette chambre d’honneur.

D. Quelle est cette personne que vous conduisez ?

R. Un homme que j’ai trouvé égaré dans la forêt.

D. Que demande-t-il ?

R. Il désire s’instruire dans les devoirs de la respectable carbonara, et faire partie de notre ordre.

Le grand maître : « Faites-le entrer ».
(Le néophyte est introduit.)

Le grand maître fait quelques questions au candidat sur la morale et la religion. I
l le fait placer ensuite à genoux , les mains en croix , près du trône. Le candidat prononce l’obligation d’usage.

Obligation.

« Je promets et m’oblige sur l’honneur de ne jamais révéler les secrets des bons cousins, de ne jamais attenter à l’honneur de leurs épouses , et de ne point en recevoir parmi les bons cousins ; de fournir à chaque bon cousin tous les secours que mes facultés comportent ; de ne faire aucune réception sans être accompagné de deux autres bous cousins. Ainsi Dieu me soit en aide ! »

Les bons cousins reprennent ensuite leurs habits ; le bon cousin grand maître fait l’explication des bases et du tronc ; l’orateur pro nonce son discours ; on fait tourner le sac des propositions et celui des pauvres. Après cela fini, le grand maître invite tous les bons cousins à faire des propositions pour le bien de la vendita, frappe trois coups, et annonce au premier et au second assistant que la vendita est close.
Chacun alors se retire en paix.

Catéchisme d’apprenti.

Demande. Ou avez-vous été reçu ?
Réponse. Sur le petit drap , dans une chambre d’honneur et dans une vendita parfaite.

D. Où vous a-t-on fait passer ?
R. Au milieu d’une forêt, sur le siège d’un four, sur des charbons allumés par trois bons cousins , et dans une chambre d’honneur.

D. Qu’y avez-vous observé ?
R. Un tronc d’arbre, sur lequel étaient posées cinq bases bien colloquées et en bon ordre.

D. Que signifie le tronc d’arbre ?
R. Le ciel et la rotondité du monde.

D. Quelles sont les cinq bases ?
R. Le petit drap, l’eau, le feu, le sel et le Christ.

D. Que signifie le petit drap ?
R. Celui qui servit à nous-recevoir, à nous essuyer, à nous envelopper en venant au monde.

D. Que signifie l’eau ?
R. Qu’elle servit à me laver et à me purifier du péché originel.

D. Que signifie le feu ?
R. Qu’il servit à me sécher et à m’éclairer dans mes premières obligations.

D. Que signifie le sel ?
R. Qu’il m’a fait chrétien.

D. Que signifie le Christ ?
R. Celui qui fut notre rédempteur.

D. N’avez-vous rien observé de plus ?
R. J’ai vu un mouchoir blanc, quelques bûches , un peu de terre, quelques feuilles , du fil, une couronne d’épines blanches et quelques rubans.

D. Que signifie le mouchoir blanc ?
R. Qu’il a été le linge qui a reçu N.S. Jésus-Christ à sa venue au monde.

D. Que signifient les bûches , et à quoi servent-elles ?
R. La principale matière du fourneau et qui sert à le chauffer.

D. A quoi servent les feuilles ?
R. A couvrir la fournaise.

D. A quoi sert la terre ?
R. A couvrir et éteindre les braises.

D. Que signifie le fil ?
R. Celai que fila la Sainte-Vierge.

D. Que signifie la couronne d’épines blanches ?
R. Les épreuves et les fatigues en ce monde des bous cousins.

D. Pourquoi la couronne d’épines est-elle blanche ?
R. Pour attester la candeur des âmes, la pureté et l’innocence des bons cousins.

D. Que signifient les rubans ?
R. Les principaux attributs de la carbonara, qui nous servent d’habits.

D. De quelle longueur sont-ils ?
R. De trois palmes chacun (1).

D. De quelle couleur ?
R. Bleu, rouge et noir.

D. Que signifie le bleu ?
R. La fumée du fourneau.

(1) Le palme romain est de 8 pouces 3lig. et demie.

D. Que signifie le noir ?
R. Le charbon de la fournaise.

D. Que signifie le rouge ?
R. Le feu du fourneau.

D. Êtes-vous apprenti carbonaro ?
R. Je le crois, et je puis faire les charbons, avec le consentement de mes maîtres.

D. Pourquoi portez-vous cette couronne pendant neuf jours ?
R. Pour prouver mon désir d’être bon cou sin, mon envie d’exercer exactement les règles, et pour me tenir lieu de noviciat.

D. Où doit-on porter la couronne ?
R. Le plus près du corps possible.

D. A quoi devez-vous travailler pendant ce temps ?
R. A l’étude des règles des bons cousins, afin de parvenir à être plus digne de leur être présenté.

D. Que signifie cette présentation ?
R. L’enfant qui doit être baptisé.

D. Quel est celui qui a donné ce qu’il n’avait pas, à celui qui n’en avait pas besoin ?
R. Saint Jean-Baptiste, qui baptisa notre bon cousin Jésus-Christ, Grand Maître de l’univers.

D. Quel jour fut baptisé N.... B… C… J... Ch... , Grand Maître de l’univers ?
R. Le jour des Rois et des Trois Miracles.

D. Quels sont ces trois miracles ?
R. L’étoile qui éclaira le voyage des trois rois mages à Béthléem ; l’eau changée en vin aux noces de Cana ; et la voix qui se fit entendre au ciel quand notre bon cousin Jésus Christ, Grand Maître de l’univers, fut baptisé.

D. Que nous enseigne la première promenade ?
R. Elle nous rappelle notre naissance, et nous apprend à quoi nous devons penser dans le cours de notre vie.

D. Qu’observâtes-vous quand on vous banda les yeux pour être reçu ?
R. J’entendis des paroles et un battement de mains qui m’étaient inconnus.

D. Quelles sont ces paroles ?
R. A l’avantage, une fois ; à l’avantage, deux fois ; à l’avantage, trois fois.

D. Qu’ont apporté ceux qui vous ont reçu ?
R. Du bois, de la terre et des feuilles.

D. Que signifient ces trois choses ?
R. Les présens des trois mages à notre bon cousin Grand Maître de l’univers.

D. Pourquoi ont-ils apporté ces choses ?
R. Pour couvrir, frapper, et pour chauffer le fourneau.

D. De quoi le premier charbon a-t-il été fait ?
R . D’orties et de fougères.

D. A quoi servit-il ?
R. A travailler les anneaux de la bonne Vierge.

D. De quoi étaient-ils ?
R, De métal.

D. De quel métal étaient-ils ?
R. Je me soumets (c’est-à-dire, je l’ignore). Dites-le-moi , je vous le dirai.

D. Que signifie l’index, présenté horizontalement ?
R. L’entrée dans la vendita et dans l’ordre.

D. Que signifie le signe rétrograde ?
R. La sortie de la vendita.

D. Que signifie le signe du novice ?
R. L’école des bons cousins.

D. Que signifie la décoration du novice ?
R. La perche du fourneau.

D. Que signifie le chapeau ?
R. Le fourneau couvert.

D. Que signifie-t-il renversé ?
R. Le fourneau qui a besoin de travail.

D.Que signifie l’ouverture du chapeau ?
R. L’entrée du fourneau

D. Que signifient les ailes ?
R. L’abat-vent et le pare-vent.

D. Que signifie le doigt redressé dans le fond du chapeau ?
R. La perche du fourneau.

D. Que signifie le fond du chapeau déchiré ?
R. Le fourneau fêlé.

D. Quel est le signe le plus élevé des bons cousins ?
R. La fumée.

D. Que signifie le doigt au milieu du chapeau, comme si l’on voulait s’en servir pour faire un trou ?
R. Le feu qui se fait dans le fourneau.

D. Que signifie le noir du chapeau ?
R. Le charbon de la fournaise.

D. De quelle manière doivent être coupées les bûches ?
R . En échantillons, comme la perche.

D. Combien sont évalués les fonds d’un bon cousin ?
R. Soixante-six livres et trois deniers , ou quinze ducats de monnaie napolitaine.

D. En quoi consistent ces fonds ?
R. En une baraque, un fourneau, un jardin et une pierre de comparaison.

D. Combien la baraque ?
R. Vingt livres.

D. Combien le fourneau ?
R. Trente livres.

D. Combien le jardin ?
R. Seize livres.

D. Combien la pierre de comparaison ?
R. Trois deniers. ’

D. Combien valent les trois deniers ?
R. Trois décimes ; prix que fut vendu le bon cousin Grand Maître de l’univers.

D. Que signifient les trois décimes ?
R. Les trois personnes de la très-sainte Trinité.

D. A quoi sert la pierre de comparaison ?
R. A éloigner et reconnaître tout profane, et à distinguer les bons cousins.
Quand il y a des profanes, l’on dit : « Il pleut ! il fait du vent ou de la fumée. » Et s’il se fait quelque demande par quelque bon cousin, et que l’on ne comprenne pas ce qu’il veut dire, on répondra : « Je me soumets » en touchant un petit drap.

D. Que signifie l’acte de soumission ?
R. Celle de N. S. Jésus-Christ, Grand Maître de l’univers, à la volonté de Dieu le père, de saint Joseph et de la bonne Vierge.

D. Que croît-il dans le jardin des bons cousins ?
R. Du persil, du cerfeuil et de l’oseille.

D. Pourquoi ces trois herbes de préférence à toutes les autres ?
R. Pour montrer la sobriété, la tempérance et la frugalité des bons cousins, et pour désigner quelle est la soupe la plus tôt cuite.

D. A quelle heure doit être prête la soupe des bons cousins ?
R. A toute heure, parce qu’il peut leur arriver des bons cousins.

D. Quel doit être leur occupation ?
R. Le travail.

D. Que signifie un arbre avec la racine en l’air ?
R. Si tous les arbres étaient ainsi, il n’y aurait pas de bons cousins.

D. Si un bon cousin est attaqué, avec quoi doit-il frapper les profanes ?
R. Avec la Machette, ou le poignard.

D. Où doit-il le frapper ?
R. Entre les yeux et le crâne.

D. Et s’il s’enfuit ?
R. Entre les deux épaules.

D. A quelle distance ?
R. A vingt cinq pieds.

D. Quels sont les trésors d’un bon cousin ?
R. La forêt, la hache et la pierre de comparaison.

D. A quoi servent les signes ?
R. A confirmer la réception des bons cousins, et pour honorer saint Tibaldo, notre protecteur.

D. Pourquoi dites-vous cinq pater e t cinq ave pendant que dure cette réception ?
R. Pour honorer la mort et la passion de notre Grand Maître de l’univers.

D. Quelle est la mère des cinq bases ?
R. Les fonts baptismaux.

D. Où êtes-vous ?
R. Entre le ciel et la terre.

D. Qui est votre père ?
R. Le ciel, objet des désirs des bons cousins.

D. Qui est votre mère ?
R La terre qui me nourrit, et dans laquelle je dois retourner.

D. Qui est votre parrain ?
R. On montre le pouce.

D. Qui sont les témoins ?
R. On montre les deux doigts qui le suivent.

D. Que doit le novice au parrain pendant les neuf jours de noviciat ?
R. Du pain et du vin.

D. Qui vous a instruit de ces choses ?
R. Mon parrain qui m’a fait étudier pendant neuf jours.

J’ai eu soif et vous m’avez donné à boire. Bonne Vie ! A l’Avantage !

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