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2 - Grade de Maître
Article mis en ligne le 30 avril 2015

par Jean-Luc
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SECOND GRADE DE BON COUSIN (MAITRE)

Note. Les neuf jours de noviciat écoulés, on se rend à la forêt, sur un siège à charbon, pour conférer à l’apprenti le grade de maître. L’apprenti est accompagné d’un bon cousin. On réclame sa couronne ; on place les bases, et on apporte les rubans. On lui fait réitérer ses obligations. Ensuite les instructions lui sont données par le grand maître.

Le grand maître. Demande : Où avez-vous été reçu ?

Réponse. Sur le petit drap.

D. Où avez-vous passé ?

R. Dans une chambre d’honneur de bons cousins.

D. Quelle est cette chambre d’honneur ?

R. Celle qui est au milieu d’une forêt, dans une vente, sur le siège d’un fourneau, entouré de trois bons cousins, tous les trois maîtres.

D. Qu’y avez-vous remarqué ?

R. Un tronc d’arbre, sur lequel étaient cinq bases bien appuyées et bien édifiées.

D. Quelles sont ces bases principales ?

R. Le petit drap, l’eau, le feu, le sel et le Christ.

D. Qu’avez-vous observé de plus ?

R. Un mouchoir blanc, du bois, de la terre, des feuilles, du fil, une couronne blanche, un échantillon et quelques rubans.

D. Que signifie le petit drap ?

R. Celui où je serai enterré après ma mort.

D. Que signifie l’eau ?

R. Celle qu’on jettera sur mon corps quand je ne serai plus.

D. Que signifie le feu ?

R. Les chandelles qui s’allumeront autour de mon cadavre.

D. Que signifie le sel ?

R. La terre dans laquelle je serai enseveli.

D. Que signifie le Christ ?

R. La croix qui se portera en procession devant mes dépouilles mortelles.

D. Que signifie le mouchoir blanc ?

R. Celui avec lequel sainte Véronique essuya le visage de notre bon cousin Jésus-Christ, Grand Maître de l’univers.

D. Que signifie le bois ?

R. Celui qui servit à former la croix au bon cousin Grand Maître de l’univers, et celui aussi qui servit pour pendre Judas après sa trahison.

D. Que signifie la terre ?

R. Celle où le bois naît et s’élève.

D. Que signifient les feuilles ?

R. La flagellation de notre boit cousin Grand Maitre de l’univers.

D. Combien reçut-il de coups de verges

R. Je me soumets ; cependant on assure qu’il en reçut six mille six cent soixante-douze coups.

D. Que signifie le fil ?

R. Celui qui servit pour faire un suaire au bon cousin Grand Maître de l’univers, et servira encore pour nous.

D. Que signifie la couronne ?

R. Celle de notre bon cousin Grand Maître de l’univers
.
D. Que signifient les trois épines attachées sur la couronne ?

R. Les trois clous qui percèrent les pieds et les mains de notre bon cousin le Grand Maître de l’univers, lorsqu’un le plaça sur la croix.

D. Pourquoi ayez-vous porté cette couronne pendant neuf jours ?

R. En honneur des neuf mois que la Sainte Vierge porta notre bon cousin Grand Maître de l’univers.

D. De quoi était la couronne de notre bon cousin Grand Maître de l’univers ?

R. De joncs marins.

D. De combien d’épines était-elle composée ?

R. De soixante-douze.

D. Que signifie ce nombre de soixante-douze ?

R. Les soixante-douze disciples de notre bon cousin Grand Maître de l’univers.

D. Que signifie la procession qui se fait pour enterrer la couronne ?

R. La sortie de Jérusalem de notre bon cousin Grand Maître de l’univers ; son transport au Calvaire, et la procession pour nous ensevelir nous autres bons cousins.

D. Que signifie le miserere que l’on récite en allant enterrer la couronne ?

R. Les services que nous prêteront les bons cousins en nous ensevelissant.

D. Que signifie le de profundis qui se récite après avoir enterré la couronne ?

R. Les prières qui s’adresseront à Dieu pour le repos de notre âme, par nos amis, nos parents et les autres bons cousins.

D. Que signifie le trou qui a été fait pour enterrer la couronne ?

R. La fosse dans laquelle nous serons ensevelis.

D.Dans quel lieu enterré-t-on notre couronne ?

R. Dans un siège à charbon, et dans le cimetière de l’ordre.

D. Que signifie la terre qu’on jette dessus ?

R. Celle qui se jettera pour remplir notre fosse.

D. Combien de temps y demeurera-t-elle enterrée ?

R. Jusqu’au jugement universel.

D. Quelle est la devise des bons cousins ?

R. Foi, Espérance, Charité.

D. Pourquoi dites-vous Foi ?

R. Parce que nous devons croire tous les mystères de notre sainte religion.

D. Pourquoi dites-vous Espérance ?

R. Parce que nous devons espérer de monter au ciel où tous les bons cousins aspirent.

D. Pourquoi dites-vous Charité ?

R. Parce que nous devons aveuglément la pratiquer envers le prochain et par-dessus tout envers les bons cousins.

D. Que signifie le ruban bleu ?

R. L’espérance d’aller au ciel suivant le désir de tous les bons cousins.

D. Que signifie le ruban rouge ?

R. La foi comme lorsque la sainte science coula sur les apôtres en forme de langue de feu, et au purgatoire.

D. Que signifie le ruban noir ?

R. La charité que nous devons exercer vivement, l’enfer que nous devons éviter, la couleur funèbre qui nous couvrira et le deuil que porteront nos parens après notre mort.

D. Que signifient le bois, la terre et les feuilles réunis ensemble ?

R. Les dons des trois mages ; savoir, l’or , l’encens et la myrrhe.

D. Que signifie le premier signe, appelé signe de l’échelle ?

R. L’étole.

D. Que signifie l’étole ?

R. La foi de notre sainte religion , et le signe adopté par les apôtres pour se faire reconnaître.

D. Que signifie le second signe, appelé signe du ceinturon ?

R. Que nous devons mettre un frein à nos passions, et soumettre nos volontés.

D. Que signifie le troisième, dit le manipule ?

R. Le martyre, c’est-à-dire, que nous devons souffrir d’avoir la main coupée plutôt que de violer la foi de nos sermens.

D. Que signifient les trois signes réunis ?

R. La ligature de notre bon cousin Grand Maître de l’univers.

D. A quoi sert la pierre de comparaison ?

R. A reconnaître les bons cousins.

D. A quoi sert le signe de l’attouchement ?

R. A distinguer les maîtres des apprentis.

D. Combien vaut la pierre de comparaison ?

R. Trois clous.

D. Combien valent trois clous ?

R. Trois deniers.

D. Que signifient les trois exclamations, à l’avantage première fais ; à l’avantage seconde fois ; à l’avantage troisième fois ?

R. Elles signifient : demandez , il vous sera donné ; cherchez, vous trouverez ; heurtez, on vous ouvrira. Elles signifient aussi l’union des bons cousins.

D. De qu’elle espèce de bois était la croix de notre bon cousin Grand Maître de l’univers ?

R. De quatre espèces : de palmier, d’orme, de cèdre et d’olivier.

D. Où le bois a-t-il grandi ?

R. Sous la langue de notre premier père, Adam.

D. Où a-t-il été cueilli ?

R. Sur le mont Liban.

D. Que représente la palme ?

R. La victoire que notre bon cousin Grand Maitre de l’univers remporta sur ses ennemis après sa mort pour nous sauver.

D. Que représente l’orme ?

R. L’innocence et la grandeur de notre bon cousin le Grand Maître de l’univers.

D. Que représente le cèdre ?

B. Son immortalité , sa dignité et son règne.

D. Que représente l’olivier ?

R. Le pardon que notre bon cousin Grand Maître de l’univers accorda à ses ennemis avant d’expirer, et qu’il demanda à son divin père.

D. Quelle hauteur avait la croix de notre bon cousin Grand Maître de l’univers ?

R. Quinze pieds, savoir : trois dans la terre ; trois de la terre à ses pieds, six de ses pieds à sa tête, et trois au-dessus. .

D. Quelle était sa largeur ?

R. Sept pieds et demi, moitié de sa hauteur.

D. Combien pesait-elle ?

R. Tous les péchés du monde.

D. A quoi servit l’échelle ?

R. A descendre de la croix notre bon cousin Grand Maître de l’univers.

D. Combien avait -elle d’échelons , et que signifient ces échelons ?

R. Onze. Les trois premiers signifient les trois clous et la sainte Trinité ; les deux suivans, joints à ceux-là, signifient les cinq plaies ; les sixième et septième, ajoutés aux précédans, signifient les sept péchés mortels que nous devons éviter, ainsi que les sept allégresses de la Sainte Vierge ; les huitième et neuvième, avec les sept premiers, signifient les neuf mois de grossesse de la Sainte-Vierge, et les dixième et onzième, qui complètent l’échelle, signifient les onze mille vierges.

D. Combien existe-t-il d’espaces dans l’échelle ?

R. Douze, qui signifient les douze apôtres.

D. Que signifie le prêtre qui va se préparer dans la sacristie ?

R. Notre bon cousin Grand Maître de l’uni vers allant au jardin des oliviers.

D. Que signifie l’élévation de la messe ?

R. L’élévation sur la croix de notre bon cousin Grand Maître de l’univers.

D. Où fut dite la première messe ?

R. Sur le mont Calvaire.

D. Qui sont les plus grands architectes ?

R. Dieu ; puis saint Tibaldo, saint Joseph, saint Élie, saint Baltazard et saint Alexandre.

D. Qui a rendu le fer malléable ?

R. Saint Tibaldo ; qui ayant trouvé un morceau de mine dans une racine, le tira et le travailla. Ce saint est notre protecteur.

D. Que représentent les cinq bases ?

R. Les fonts baptismaux.

D. Quels ont été les premiers bons cousins ?

R. Les douze apôtres, qui, en se séparant, se donnèrent certains signes pour reconnaître les vrais fidèles.

D. Quel est le but de la carbonara ?

R. De rendre les hommes vertueux.

D. Quels en sont les avantages ?

R. Ceux-ci : que, voyageant par serre ou par mer, elle nous fait trouver des personnes prêtes à nous secourir.

D. Savez-vous sur quoi est fondé le second passage ?

R. Sur la passion et la mort de notre bon cousin Grand Maître de l’univers et sur la notre.

D. Que signifie-t-il ?

R. Le passage de la vie à la mort, les sentimens avec lesquels nous devons vivre et mourir, et le pardon qui nous est réservé pour l’autre vie.

D. Quelle est l’habitation des bons cousins ?

R. Le ciel que nous devons espérer.

D. Quelle est leur mère ?

R. La terre , dans laquelle nous devons rentrer.

D. Êtes-vous bon cousin ?

R. Je m’en fais gloire.

D. Que signifient trois doigts élevés ?

R. Les trois personnes divines.

D. Que signifie l’index présenté obliquement ?

R. Le coup de lance donné au bon cousin Grand Maître de l’univers.

D. Que signifie-t-il présenté horizontalenient ?

R. La pointe du jour et le feu.

D. Que signifient les étages des bons cousins ?

R. Notre Grand Maître de l’univers bon cousin, et les bons cousins douze apôtres.

D. Que signifient le soleil, la lune et les étoiles ?

R. Le premier père, la Sainte-Vierge et les enfants de la lumière les bons cousins.

D. Que signifient, le chandelier, la chandelle et l’éteignoir ?

R. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

D. Que signifient les quatre doigts élevés ?

R. Les quatre évangélistes ; les quatre élémens, et les quatre parties du monde.

D. Que signifient les quatre doigts élevés et le pouce plié au milieu de la main ?

R. La lanterne qui se portait devant les soldats lorsqu’ils allèrent prendre notre bon cousin Grand Maître de l’univers, et encore le saint viatique lors qu’on le porte.

D. Qui portait la lanterne ?

R. Marc, auquel le bon cousin Pierre coupa l’oreille.

D. Que signifient les deux premiers doigts et le pouce appuyés sur le fond du chapeau ?

R.. Les trois jours que notre bon cousin.Grand Maître de l’univers demeura dans le sépulcre.

D. Que signifient tous les doigts ployés, c’est à-dire, le poing ?

R. L’union des bons cousins.

D. Que signifie le chapeau retourné ?

R. Le trou dans lequel on planta la croix.

D. Que signifie le chapeau posé à plat ?

R. Le saint sépulcre.

D. Que signifie la pointe du chapeau ?

R. L’entrée de la vendita.

D. Que signifient les bords du chapeau ?

R. Les pierres qui soutenaient le saint sépulcre.

D. Que signifie le fourneau découvert ?

R. Le mont Calvaire.

D. Que signifie-t-il couvert de terre ?

R. La vendita inconcevable de notre bon cousin Grand Maître de l’univers.

D. Que signifie-t-il Couvert de feuilles ?

R. Le deuil de la bonne Vierge.

D. Que signifient-il couvert de fleurs ?

R. Le jardin des Oliviers.

D. Que signifie le fourneau crevé ?

R. Le voile du temple déchiré par le tremblement de terre qui eut lieu lors de la mort de notre bon cousin Grand Maître de l’univers.

D. Quelle hauteur doit avoir un fourneau bien construit ?

R. Quinze pieds ; la même hauteur qu’avait la croix.

D. Et de grandeur ?

B. Sept pieds et demi ; la même largeur que la croix.

D. Quelle longueur doit avoir la perche de la pelle ?

R. Six pieds ; la hauteur de notre bon cou sin Grand Maître de l’univers.

D. Que signifie la main droite contre l’épaule gauche ?

R. Le soufflet que reçut notre bon cousin Grand Maître de l’univers.

D. Que signifie le doigt porté sur l’oeil ?

B. Les larmes du bon cousin et celles du bon larron.

D. Que signifie le corps plié étant à terre, à genoux ?

R. N. S. bon cousin Grand Maître de l’uni vers plié sous le poids de la croix.

D. Qui fait le fourneau ?

R. Les bons cousins.

D. Quelle est la chose essentielle et la plus hante de la forêt ?

B. La perche du fourneau.

D. Que représente- t-elle ?

R. L’arbre de la croix.

D. Que signifient les feuilles agitées par le vent ?

R. Les coups donnés à notre bon cousin Grand Maître de l’univers, en le flagellant.

D. Que signifie un tronc fendu avec la pierre de comparaison pour éprouver l’inscription des bons cousins ?

R. La colonne où fut flagellé notre bon cousin Grand Maître de l’univers.

D. Que signifie la pierre de comparaison ?

R. Le Christ.

D. Que signifie l’échantillon suspendu à nos habits ?

R. La croix de notre bon cousin Grand Maître de l’univers.

D. Que signifie le prédicateur dans la chaire ?

R. Notre bon cousin, Grand Maître de l’univers prêchant sur la montagne.

D. Que signifie le christ au milieu des bons cousins ?

R. Le Christ entre les docteurs.

D. Que signifie le lavement des mains ?

R. Qu’il ne doit entrer dans la vendita rien de profane.

D. Quel est le signe des bons cousins ?

R. Le feu.

D. Qu’est-ce qui fait le tour de la vendita ?

R. Le petit char.

D. Quels sont les instruments des bons cousins ?

R. La hachette, la pelle, la scie, le râteau, le panier, le marteau et la petite charrette.

D. Quelle est le premier maître de ligne de la vendita ?

R. Le feu.

D. Quel est le second ?

R. Les bons cousins ?

D. Où se reposent les bons cousins ?

R. Sur la braise.

D. Quand un bon cousis arrive, que lui fait-on ?

R. Tous les signes ; et puis il se lave les mains.

D. Que doit-on à un bon cousin ?

R. Tous les secours, un bocal de vin et du pain.

D. Que fait-on lorsque l’on va visiter un bon cousin, s’il n’est point chez lui ?

R. On plante un pal à échantillon, avec la pointe vers la porte.

D. Êtes-vous content d’être bon cousin ?

R. Mes bons cousins les maîtres peuvent l’attester.

D. Mais vous, l’êtes-vous ?

R. Je suis extrêmement satisfait d’avoir été reconnu bon cousin.

D. A quelle fin ?

R. Par le zèle de m’instruire, par l’amitié que j’ai vouée aux bons cousins, et par le désir de les secourir dans leurs besoins.

D. Quel âge avez-vous ?

R. Je suis né depuis ma réception dans la respectable carbonara.

D. Quel grade avez-vous ?

R. Deux grades.

D. Quels sont ces grades ?

R. Apprenti et maître.

D. Quel est le plus grand plaisir des bons cousins ?

R. C’est celui de pouvoir secourir et aider.

D. Quelle est la distinction de votre réception ?

R. De mettre les deux mains en croix et de se préparer à obéir.

D. Que signifient les mains en croix ?

R. La condition à laquelle on s’est soumis d’être bon cousin.

D. Que signifie la braise ?

R. L’union des bons cousins.

D. Que signifie le fourneau malpropre ou dérangé ?

R. Une vendita mal ordonnée et mal unie.

D. Quel est le signe de la baraque d’un bon cousin ?

R. La marque de trois coups de hachette, ainsi placés .

D. Comment êtes-vous arrivé au grade de bon cousin maître ?

R. Avec beaucoup de diligence, de zèle et de discrétion.

D. Pourquoi trois bons cousins assistent-ils à une réception ?

R. Polir démontrer le prêtre , le parrain, la créature que l’on baptise, et la puissance de la très-sainte Trinité.

D. A quoi a servi le premier charbon ?

R. A faire des clous.

D. Comment distingue-t-on la maison et la baraque d’un bon cousin ?

R. Au moyen de l’échantillon placé sur l’entrée.

D. Que signifie la vendita ?

R. Le jardin des Oliviers.

D. Par quel chemin se rend-on à la vendita ?

R. Par le sentier de Daniel.

D. Depuis quel temps la charbonnerie est-elle exempte de contributions ?

R. Depuis le temps de François 1°, roi de France.

D. Pourquoi lui donna-t-il ce privilège ?

R. Parce que ce roi s’étant égaré à la-chasse, il fut reçu dans une baraque de bon cousin et fort bien traité.

D. Comment se nomment les bons cousins ?

R. Les garçons de la pelle.

D. En allant voir un fourneau, comment faut-il faire pour ne point subir une amende ?

R. Après en avoir fait le tour, on doit en remuer les instrumens, et faire quelque chose d’utile à cette vendita.

D. Quelle est la devise des bons cousins en paroles sacrées ?

R. Foi , Espérance , Charité.

D. Pourquoi dites-vous Foi ?

R. Parce que nous devons croire tous les mystères de notre religion,

D. Pourquoi Espérance ?

R. Parce que nous devons espérer d’aller au ciel ?

D. Pourquoi Charité ?

R. Parce que nous devons exercer cette vertu avec les profanes, et par-dessus tout avec les bons cousins.

D. Quelle est la parole de la vendita ?

R. Honneur, Vertu, Probité.

D. Quel est le mot d’ordre ?

R. II doit se changer chaque mois.

D. Comment se coupe le pain ?

R. En coins, comme l’échantillon.

D. Que signifie la partie antérieure du tronc ?

R. Une place à charbon.

D. Comment s’appelle la fourchette ?

R. Le râteau.

D. Comment s’appelle la cuiller ?

R. La pelle.

D. Comment s’appelle le couteau ?

R. La hachette.

D. Comment s’appelle le verre ?

R. Le vano.

D. Comment s’appelle le pain ?

R. Le charbon.

D. Comment s’appelle le vin ?

R. La bonne braise.

D. Comment s’appelle le sel ?

R. La terre.

D. Comment s’appelle l’eau ?

R. La mauvaise braise.

D. Comment se fait le salut aux bons cousins ?

R. Avec un vano bien plein de bonne braise.

CÉRÉMONIE POUR LA RÉCEPTION D’UN BON COUSIN AU GRADE DE MAITRE.

Le maître parrain bande les yeux de l’apprenti récipiendaire, et le conduit en voyage dans la forêt la plus difficile.
Il le ramène ensuite au grand maître, qui (après les formalités d’usage se fait donner sa couronne et son échantillon, et fait à l’adepte plusieurs demandes sur le catéchisme d’apprenti.
Il lui dit ensuite : « Mon bon cousin, les épreuves du noviciat et d’apprenti ne nous ont point assez assurés de vous pour vous faire un pareil honneur. »
( Le maître parrain de l’adepte a demandé pour lui, à son entrée dans la chambre d’honneur de la forêt, le grade de maître.)« I1 faut donc vous soumettre à d’autres épreuves, et plus grandes que les premières : pensez-y bien, et puis décidez-vous. »

Il garde un moment de silence, et il ajoute : « Les épreuves sont\dans cette respectable vendita et devant vous ; faites-nous donc connaître vos intentions »

Après sa solution, le grand maitre dit ; « Conduisez-le au jardin des Oliviers ! »
L’adepte y est conduit à pas démesurés et revient. ll est placé dans une attitude suppliante ; les mains élevée.

Ensuite son parrain dit à haute voix : « Si les peines que je dois souffrir peuvent être utiles au genre liuiuain, je ne demande point qu’on les diffère ; je désire seulement que votre volonté soit faite, et non la mienne ».

Le grand maitre : « Qu’on lui fasse boire le calice d’amertume ! »
On fait sortir le récipiendaire bien lié, et on le conduit devant le gouverneur Pilate, représenté par le même grand maître.

« Qui est celui-ci, que vous me conduisez ainsi retenu ? » dit-il.

Le chef des gardes, représenté par le premier assistan, répond : « C’est un séditieux dénoncé ! nous l’avons trouvé au milieu de plusieurs misérables qui l’entouraient, et qui nous serviront de témoins pour vous affirmer ses projets. »

Le grand maître : « De quoi est-il accusé ?

Le chef des gardes, qui est le premier assistant, et les bons cousins, disent : « Nous le présentons comme ayant voulu soulever le peuple, afin de régner despotiquement, détruire notre religion en disant que tout serafait par sa volonté suprême, et en se faisant croire le Dieu vivant ».

Le grand maître : « Le délit est grave. Je ne puis pas décider seul une affaire aussi compliquée. Conduisez l’accusé devant Caîphe(1) »

(1) Caïphas, Caïphe, ( an du monde 4072, de Rome, 772, de Jésus -Christ 18 ), grand prêtre des Juifs. II était de la secte des Saducéens , et avait succédé à Simon fils de Camith. Il commença d’exercer la souveraine sacrificature sous le consulat de Julius Silanus et de Lucius Norbonus. il épousa la fille d’Anne, qui avait été grand pontife pendant plusieurs années , et conserva sa charge de souverain sacrificateur pendant environ dix-neuf ans. Il y avait déjà près de onze ans qu’il était grand prêtre lorsque que Jésus-Christ fut baptisé par saint Jean. Les miracles que le Sauveur opéra alors ayant été un sujet d’envie pour les prêtres, les scribes et les pharisiens, ils résolurent de le perdre. Ils lui tendirent souvent des piéges, ils lui firent des questions captieuses pour tâcher de trouver dans ses réponses des moyens de l’accuser et de le condamner ; mais la sagesse de Jésus-Christ rendait leurs entreprises inutiles. Jésus-Christ était dans sa trente-troisième année accomplie, et venait de ressusciter Lazare, lorsque Caïphe assembla le sanhédrin et les docteurs de la loi, pour leur représenter combien il était important pour toute la nation d’arrêter Jésus-Christ qui Passait pour le Messie. Il fit envisager que les Romains pourraient prendre ombrage de l’autorité qu’il s’était acquise, et s’en venger sur eux. Il fut donc décidé qu’on se saisirait de Jésus-Christ, et qu’on le condamnerait à la mort.
Jésus-Christ, se voyant à la veille de consommer par un sacrifice sanglant l’ouvrage de la rédemption de l’univers, était sorti de Jérusalem , avait passé le torrent de Cédron, s’était rendu à la montagne des Oliviers avec ses apôtres, et était entré dans le jardin de Gethsémani pour y passer le temps de son agonie. Ce fut là que Judas vint le trouver escorté d’une troupe de soldats auxquels il le livra. Ceux-ci , l’ayant lié, le conduisirent chez Caïphe, grand prêtre où les scribes et les anciens étaient assemblés. Il parut devant des juges trop intéressés à s’écarter des règles de la justice pour ne point embrasser les moyens de le perdre. Les premiers témoins qui déposèrent contre lui ne leur offrirent rien de suffisant pour le condamner. Il s’en présenta deux autres qui affirmèrent que Jésus- Christ avait dit qu’il pouvait détruire le temple de Dieu et le rebâtir en trois jours. Comme il ne répondait rien à ces différentes accusations, Caïphe lui dit : « Vous ne répondez rien à ce qu’on dépose contre vous ? » Jésus-Christ n’ayant rien répondu, le grand prêtre lui ordonna de parler, et lui commanda par le Dieu vivant de déclarer publiquement s’il était le Christ, fils de Dieu. « Vous l’avez dit , répondit Jésus-Christ je le suis, et je vous déclare en même temps que vous verrez dans la suite le fils de l’homme assis à la droite de la majesté de Dieu, qui viendra sur le trône des airs , et assis sur les nuages. »
Alors le grand prêtre déchira des vêtements dont il était indigne, et sembla annoncer la fin du sacerdoce des juifs. « Il vient de blasphémer, s’écria-t-il , qu’avons-nous besoin d’autres témoins ; vous venez d’entendre vous-mêmes ces blasphèmes, qu’en pensez-vous ? « 
Ils répondirent qu’il méritait de perdre la vie. Ils ne le regardèrent plus que comme un homme condamné à mourir, et avec lequel il n’y avait plus de ménagements à garder ; ils lui crachèrent au visage , ils le frappèrent de différentes manières, et ils lui donnèrent des soufflets. Un lui banda les yeux, et on lui donnait des coups en lui disant : « Devine , Christ, qui t’a frappé « . C’est ainsi que l’oeuvre de ténèbres fut continuée par les soldats. Rassemblés le matin avec le prince des prêtres, ils tinrent conseil de nouveau pour le faire mourir. Ils le remirent entre les mains de Pilote, leur gouverneur, afin de lui faire confirmer la sentence qu’ils avaient prononcée. Ce juge connut l’innocence de Jésus-Christ , et fut persuadé que la persécution qu’il essuyait n’avait d’autre principe que l’envie des prêtres et des pharisiens. Cependant, menacé d’encourir la disgrâce de César, il se rendit aux cris réitérés des Juifs, et condamna Jésus-Christ à être crucifié.
(An du monde 4089, de Rome 789 ; et de Jésus-Christ 35.)

Le premier assistant, pour Caïphe : « Par suite des rapports que l’on m’a faits sur cet homme, et les informations prises sur sa « conduite , il est reconnu coupable de graves attentats, et pilote sait que je ne puis punir de semblables délits. Cela regarde le souverain, ainsi vous devez le conduire devant Herode »

Le deuxième assistant, pour Hérode : « Qui es-tu ?

Le parrain répond pour le patient : « Je suis le fils de Dieu »

Les bons cousins, pour le peuple : « L’entendez-vous dire qu’il est le fils de Dieu ? Il blasphème, et mérite le plus grand châtiment. »

Hérode ; « Est-il vrai que tu sois le fils de Dieu ? »

Le parrain répond ; « Vous le dites »

Hérode : « Va, tu es insensé ! Peuples, examinez que cet homme est imbécille ; mettez-lui sur le dos une tunique blanche, et conduisez-le à Pilote, pour qu’il reconnaisse sa folie , et juge le tout à sa fantaisie. »
On met une tunique blanche au récipiendaire, et il est conduit à Pilate.

Les gardes à Pilate : « Hérode vous envoie cet homme insensé, et vous autorise à faire de lui ce qu’il vous plaira. »

Pilate, au peuple : « Le prince m’envoie cet insensé, que voulez-vous que j’en fasse ? »

Le peuple s’écrie : « Qu’il soit jugé ! »

Pilate : « Je ne veux pas le juger sans l’entendre ».

Puis, s’adressant au récipiendaire : « Qui es-tu ? »

Le parrain répond : « Jésus de Nazareth, roi de Judée. » .

Pilate, â l’adepte : « Puisque tu es roi » ,au peuple : « Qu’on lui mette une couronne sur la tête, et un sceptre dans les mains ! »

( On pose sur sa tête une couronne que l’on fait entrer à coups de roseau, et on lui met un roseau â la main. )
Pilate, au peuple : « Etes-vous contents ? »

Le peuple : « Non, son crime mérite un plus grand châtiment. »

Pilate : « Qu’on le déshabille, qu’on l’attache à cette colonne , et qu’on le flagelle ! »

(On le flagelle ; après quoi Pilate le montre au peuple, et lui dit : « Êtes-vous contents ? voilà l’homme ! »)

Le peuple : « Non, non, non, qu’il soit a crucifié ! »

Pilate : « J’ai fait mon devoir ! vous voulez sa mort ; je le remets dans vos mains ! Mais que l’on m’apporte de l’eau pour purifier mes mains, afin que le sang de l’innocent tombe sur vous et sur vos fils, puisque vous voulez absolument sa mort ! »

Le peuple fait porter la croix à l’adepte jusqu’au Calvaire, avec bruit et à pas lents.
Lorsqu’il y est arrivé, l’on demande grâce, et le grand maître des cérémonies fait agenouiller 1e patient sur le petit drap, pour lui faire réitérer son serment

La clôture se fait comme au grade d’apprenti .

J’ai été en prison et vous m’avez libéré. Bonne Vie ! A l’Avantage !

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