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Instruction ’’carbonari’’ (1821)

ce rituel d’instruction carbonari m’a été transmis sans aucune autre précision....
au regard de celui que j’ai publié ensuite ( voir dans RITUEL CARBONARI -1821 [Grade d’Apprenti] ---Constitution et Organisation des Carbonari de M.Saint-Edme ) on remarquera des oublis , mais aussi des différences....

Article mis en ligne le 30 avril 2015

par Jean-Luc
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RITUEL D’ INSTRUCTION CARBONARI

D. -Où avez-vous été reçu ?

R. -Sur le petit drap d’une chambre d’honneur.

D. -Où vous a-t-on fait passer ?

R. -Au milieu d’une forêt, sur le siège d’un four, sur des charbons allumés par trois bons cousins et dans une chambre d’honneur .

D. -Qu’y avez-vous observé ?

R. -Un tronc d’arbre sur lequel étaient posées cinq bases en bon ordre.

D. -Que signifie le tronc d’arbre ?

R. -Le ciel et la rotondité du monde.

D. -Quelles sont les cinq bases ?

R. -Le petit drap, l’eau, le feu, le sel et le Christ.

D. -Que signifie le petit drap ?

R. -Celui qui servit à nous recevoir, à nous essuyer, à nous envelopper en venant au monde.

D. -Que signifie l’eau ?

R. -Qu’elle servit à me laver et à me purifier.

D. -Que signifie le feu ?

R. -Qu’il servit à me sécher et à m’éclairer dans mes premières obligations.

D. -Que signifie le sel ?

R. -L’honneur qui assainit et purifie les actions des hommes.

D. -N’avez-vous rien observé de plus ?

R. -J’ai vu quelques bûches, un peu de terre, quelques feuilles, du fil, une couronne d’épines blanches et quelques rubans.

D. -Que signifient les bûches et à quoi servent-elles ?

R. -La principale matière du fourneau et qui sert à le chauffer .

D. -A quoi servent les feuilles ?

R. -A couvrir la fournaise.

D. -A quoi sert la terre ?

R. -A couvrir et éteindre les braises.

D. -Que signifie le fil ?

R. -Celui qui unit tous les bons cousins.

D. -Que signifie la couronne d’épines blanches ?

R. -Les infortunes qu’éprouve, en notre temps, la très sainte liberté.

D. -Que signifient les rubans ?

R. -Les attributs de la charbonnerie.

D. -De quelle couleur sont-ils ?

R. -Bleu, rouge et noir .

D. -Que signifie le bleu ?

R. -La fumée du fourneau.

D. -Que signifie le noir ?

R. -Le charbon de la fournaise.

D. -Que signifie le rouge ?

R. -Le feu du fourneau.

D. -Etes-vous apprenti charbonnier ?

R. -Je le crois et je puis faire le charbon avec le consentement de mes maîtres.

D. -A quoi devez-vous travailler de jour comme de nuit ?

R. -Aux travaux des bons cousins afin de parvenir à être digne de mes aînés.

D. -Qu’observâtes-vous quand on vous plaça dans une caverne ?

R. -J’entendis des paroles et un battement de pieds.

D. -Quelles sont ces paroles ?

R. -A l’Avantage, une fois ! à l’Avantage, deux fois ! à l’Avantage, trois fois !

D. -Qu’ont apporté ceux qui vous ont découvert ?

R. -Du bois, de la terre et des feuilles.

D. -Que signifie l’index, présenté horizontalement ?

R. -L’entrée dans la vente et dans l’Ordre.

D. -Que signifie le chapeau ?

R. -Le fourneau couvert.

D. -Que signifie-t-il renversé ?

R. -Le fourneau qui a besoin de travail.

D. -Que signifie le doigt au milieu du chapeau, comme si l’on voulait s’en servir pour faire un trou ?

R. -Le feu qui se fait dans le fourneau.

D. -Que signifie le noir du chapeau ?

R. -Le charbon de la fournaise.

D. -Combien sont évalués les fonds d’un bon cousin ?

R. -Soixante-six livres et trois deniers.

D. -En quoi consistent ces fonds ?

R. -En une baraque, un fourneau, un jardin et une pierre de comparaison.

D. -Combien la baraque ?

R. -Vingt livres.

D. -Combien le fourneau ?

R. -Trente livres.

D. -Combien le jardin ?

R. -Seize livres.

D. -Combien la pierre de comparaison [ la branche de houx] ?
R. -Trois deniers.

D. -A quoi sert la pierre de comparaison ?

R. -A éloigner et reconnaître tout profane, et à distinguer les bons cousins. Quand il y a des profanes, l’on dit : « Il fait du vent et de la fumée. » Et s’il se fait quelque demande par un bon cousin et que l’on ne comprenne pas ce qu’il veut dire, on répond : « Je me soumets ! »

D. -Que pousse-t-il dans le jardin des bons cousins ?

R. -Du persil, du cerfeuil et de l’oseille.

D. -Pourquoi ces trois herbes ?

R. -Pour montrer la sobriété, la tempérance et la frugalité des bons cousins.

D. -A quelle heure doit être prête la soupe des bons cousins ?

R. -A toute heure, parce qu’il peut leur arriver des bons cousins.

D. -Quelle doit être leur occupation ?

R. -Le travail.

D. -Si un bon cousin est attaqué, avec quoi doit-il frapper le païen ?

R. -Avec la hachette ou le poignard.

D. -Où doit-il le frapper ?

R. -Entre les yeux et le crâne.

D. -Et si l’ennemi s’enfuit ?

R. -Entre les deux épaules.

D. -Quels sont les trésors d’un bon cousin ?

R. -La forêt, la hache et la branche de houx

D. -A quoi servent les signes ?

R. -A confirmer la réception des bons cousins et pour honorer saint Théobald.

D. -Où êtes-vous ?

R. -Entre le Ciel et la Terre.

D. -Quel est votre père ?

R. -Le Ciel.

D. -Quelle est votre mère ?

R. -La Terre, qui me nourrit et dans laquelle je dois retourner .

D. -Quel est votre parrain ?

R. -(On montre le pouce).

D. -Qui sont les témoins ?

R. -(On montre les deux doigts qui le suivent).

D. -Etes-vous content d’être bon cousin ?

R. -Je suis extrêmement satisfait d’avoir été reconnu bon cousin.

D. -A quelle fin ?

R. –Par le zèle de m’instruire, par l’amitié que j’ai vouée aux bons cousins et par le désir de les secourir dans leurs besoins.

D. -Quel est le plus grand plaisir des bons cousins ?

R. -C’est celui de pouvoir secourir et aider.

D. -Quelle est la devise des bons cousins en paroles sacrées ?

R. -Foi, Espérance, Charité.

D. -Pourquoi dites-vous Foi ?

R. -Parce que nous devons croire aux vertus de l’Action.

D. -Pourquoi Espérance ?

R -Parce que nous devons espérer qu’un jour nous reverrons la Liberté.

D. -Pourquoi Charité ?

R. -Parce que nous devons exercer cette vertu avec les profanes et par-dessus tout avec les bons cousins.

D. -Quelle est la parole de la vente ?

R. -Honneur, vertu, probité.

D. -Quel est le mot d’ordre ?

R. -Il change chaque mois.

D. -Comment s’appelle la fourchette ?

R. -Le rateau.

D. -Comment s’appelle la cuillère ?

R. -La pelle.

D. -Comment s’appelle le couteau ?

R. -La hachette.

D. -Comment s’appelle le verre ?

R. -Le van.

D. -Comment s’appelle le pain ?

R. -Le charbon.

D. -Comment s’appelle le vin ?

R. -La bonne braise.

D. -Comment s’appelle le sel ?

R. -La Terre.

D. -Comment s’appelle l’eau ?

R. -La mauvaise braise.

D. -Comment se fait l’accueil aux bons cousins ?

R. -Avec un van plein de braise.

Le père-maltre précise :
- Voici maintenant les moyens de reconnaissance.

« La Parole sacrée : Foi, Espérance, Charité.

« Le Mot d’ordre qui se donne chaque mois, de bouche à oreille et ne s’écrit jamais.

« Le Signe de demande : Vertical des deux mains fermées, le pouce élevé, descendant verticalement des deux épaules aux deux hanches.

« A quoi l’on répond : mouvement double et croisé des deux mains à la fois fermées, le pouce élevé de la gauche à la droite, horizontalement en se décroisant, et vice versa. »

D’autres modes de reconnaissance plus simples, imités de ceux de la franc-maçonnerie, furent dictés par la suite.

J’ai été affligé et vous m’avez consolé. Bonne Vie ! A l’Avantage !

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