Qu’est-ce que le Rite Forestier Traditionnel ?

Texte intégral repris du site de la Vente Cernunnos

Article mis en ligne le 1er mai 2015

par admin

Rite Forestier Traditionnel.

Lorsque vous vagabondez sur « internet » concernant les « Rites Forestiers, » la scène est occupée par deux systèmes qui durant une courte période de trois ans (1993-1996) n’en formèrent qu’un. Ce sont :
- Un Rite se revendiquant maçonnique. (Ecole de R. Blanchet se basant sur les rituels d’après 1747 – Ecole créé en 1993, dénommé « Rite Forestier des Modernes. »)
- Un Rite se revendiquant du néo-druidisme. (5ème Grand Druide Gwenc’hlan Le Souëzec et Maï-SousRobert-Dantec, sa compagne pour la « Gorsedd de Bretagne » [1], qui vit le jour en 1900.)
Pourtant d’autres Rites existent, même si ces derniers sont restés forts discrets jusqu’à ce jour.
Il existe deux autres approches véhiculées par :
- Le Rite Forestier des Anciens.
- Le Rite Forestier traditionnel.

Vente Cernunnos

Le « Rite Forestier traditionnel » est un Rite très discret et proche du « Rite Forestier des Anciens » avec lequel il entretient dans un respect mutuel de nombreux liens. Tous deux réfutant au « Rite dit des Modernes » cette fiction qui consiste (sur les recherches fatalement partielles de ce pionnier qu’était R. Blanchet aujourd’hui disparu), à en faire un des Rites de la Franc-Maçonnerie actuelle où passée.

Les participants du « Rite Forestier traditionnel » considèrent comme un dévoiement des successeurs de R. Blanchet, cette obstination de vouloir lier les systèmes maçonniques avec la « Foresterie » maintenant de nouveaux écrits ont été découverts et sont accessibles en enrichissant toujours davantage notre passé.

Pourquoi le Druidisme n’est pas lié à la « Foresterie » ! Nous simplement par le fait qu’il n’a pas de liens avec cette caste sacerdotale que représentent les Druides [2].
En effet les « mestiers » du bois pratiqués par d’humbles d’artisans, restent forts éloignés de cette classe Sacerdotale qui connaissait les « petits » et « grands » mystères.
Nous savons actuellement que les Druides possédaient leur langage secret avec une tradition orale caractéristique ou une vie entière ne suffisait pas à en connaître tous les contours.
De plus, craint pour leurs pouvoirs, ils formaient une caste de type « Brahmane » coupée naturellement du petit peuple ; et lorsque cette classe commença son long déclin pour disparaître finalement vers -1000, ils ne laissèrent aucune transmission ni tradition écrite connue et irréfutable, même si sous une autre forme, par ailleurs respectable le « Gorsedd de Bretagne », en perpétue le souvenir.

Ainsi les « Forestiers traditionnels » n’ont aucun lien initiatique avec le Druidisme actuel qu’ils acceptent et respectent comme un héritage venant de notre passé commun, mais qu’ils réfutent vis-à-vis d’un quelconque lien avec la « Foresterie, » leurs Rites Initiatiques montrant de grandes différences.

Revenons à la Franc-Maçonnerie, en considérant les recherches entreprises dans le cadre du fond Kloss [3] à la Haye ; ces dernières prouvent amplement que ces Rites (car il y en avait plusieurs en fonction des régions,) sont apparus avec un caractère chrétien bien avant la Franc-Maçonnerie et certainement durant le cours du XIème siècle. Mais nous pouvons penser qu’auparavant, ces Rites existaient en véhiculant un paganisme issu, non pas du druidisme, mais né dans cette Gaule devenue Gallo-Romaine.
Il faut ainsi considérer que seul le cadre artisanal n’est compatible vis-à-vis de ces gens, qui bien que sachant lire via certains moines qui avaient faits le choix de vivre avec eux (tel Saint Grelotin), étaient avant tout des besogneux vivants en forêt !
La lecture des différents Rites Forestiers, reste donc éloignée des rites de type maçonniques, car tous reposent tous sur les métiers effectués dans un cadre extérieur. Les Rites Forestiers actuels se fondent sur les rituels mis en place dès 1747 par le contestable Chevalier de Beauchêne [4], rituels reposant sur trois niveaux différents qui sont les Grades ou Degrés de Fendeurs, de Charbonniers et de Forgerons.

Nous, du « Rite Forestier traditionnel » comme nos Bons Cousins du « Rite Forestier des Anciens » considérons que ces trois approches ne sont liées qu’aux « Mestiers » et possèdent donc une vision horizontale ou chacun des métiers peut s’exprimer à travers des symboles. Ainsi nous passons simplement d’une manière spéculative, par la découverte des métiers de Fendeurs, Charbonniers, Forgerons, d’un « Mestier » à un autre « Mestier ».
A titre d’exemple, il suffit de comparer les métiers de boucher, charcutier et tripier ! Si le fond semble commun pour le consommateur, l’apprenti qui commence dans ces métiers sait tant d’une manière opérative qu’objective, qu’ils sont complémentaires mais différents, chacun développant sa spécificité. Par contre, le client n’y voit qu’un métier de bouche, se développant autour de l’abattage des animaux dits domestiques.
C’est exactement le cas de ces Francs-Maçons spéculatifs qui ne veulent y voir par déformation maçonnique, que le symbole créé de toutes pièces par cette profusion de rituels forestiers nés entre les XVIIIème et XIXème siècle, faisant qu’oubliant l’histoire de nos anciens, comme le travail de ceux des forêts pour ceux du village où de la ville, ils considèrent que la « Foresterie » n’a débuté qu’à cette époque en ne représentant qu’à leurs yeux qu’un empilage vertical caractéristique que le Frère vit à travers Grades ou Degrés selon un principe similaire à la progression maçonnique ; permettant au Frère qui vit ces réceptions, initiations où passages, de tenter de mieux se connaître lui-même.
Les membres du « Rite Forestier traditionnel » veulent et souhaitent non pas se référer dogmatiquement à une vision purement maçonnique de la pratique « Forestière, » mais bien rendre un hommage permanent à ce qu’ont vécu laborieusement nos ancêtres.
Car elle n’est pas si éloignée, cette époque où le monde agricole représentait la part la plus importante des travailleurs manuels, avant que les fils de paysans ne viennent s’établir dans nos mégapoles qui ne sont que des lieux de travail et de sommeil inculturés.
Ainsi être « Forestier Traditionnel, » c’est reconnaître :
- Que cette école de pensée possède en propre, ses Rites Initiatiques.
- Que notre mixité est le fondement coutumier de notre vie dans nos « Ventes ».
- Que notre Rite forestier ne se positionne pas vis à vis des Obédiences Maçonniques constituées.
- Que chaque Forestier de nos Ventes segmente « Franc-Maçonnerie » et « Foresterie ».
- Que le « Rite Forestier Traditionnel » nous réapprend à découvrir cette Nature.
- Que la Nature est indispensable à notre propre survie.
- Que le respect de la Nature ne peut que glorifier l’Homme.
- Que nous nous devons de rester humbles et à l’écoute de cette Nature.
- Que bien que proche de l’écologie, cette dernière n’est pas le fondement de nos conceptions.

Bonne Vie et à l’Avantage.

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J’ai été nu et vous m’avez habillé. Bonne Vie ! A l’Avantage !

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