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Règlement pour les métiers du bois, Dijon vers 1440
Article mis en ligne le 20 mai 2015
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Règlement pour les métiers du bois, Dijon vers 1440

(Dijon, archives municipales : série Arts et Métiers, charpentiers, 4 folios, papier).

Ce texte publié par A.-V. Chapuis, Les anciennes corporations dijonnaises, règlements, statuts et ordonnances. Dijon, impr. Darantière 1906, in-8 br, extrait des Mémoires de la Société Bourguignonne de Géographie et d’Histoire, 507 pages, est repris d’après : Les veines du temps, ouvrage collectif, Autun, 1992, page 236.

Advis fait par maistre Estienne Tacheret maistre des euvres de charpenterie de monseigneur le duc de Bourgoingne, Gauthier Menestrier varlet de chambre de mondit seigneur juré de la ville de Dijon, et Pierre Belle charpentier, sur le fait des mestiers qui appartiennent à charpenterie en la ville et banlieue dudit Dijon c’est à savoir charpentiers, huischiers, huissiers , tonnelliers, charrons, couvreurs de maissons et toutes manières d’autres ouvriers qui ouvrent de tranchans en marrien. [1]

Premièrement que l’on fasse jurer à tous les maistres de la maistrise dudit mestier de charpenterie quilz n’ouvreront au jour du samedi puisques heure de nonne sera sonnée en l’église de Nostre-Dame ou de monseigneur Saint-Jehan, lequel que mieulx plaira à messeigneurs les mayeur et eschevins dudit Dijon, se ainsy n’estroit que ilz levassent et que ilz ne puissent laissier , ou que ly huischiers eussent vendus huis ou fenestres pour bonne gens clorre sur rue ou closon faisant séparacions de voisins ; et ce à painne de vint derniers tournois la moitié au maistre qui gardera ledit mestrier, l’autre moitié à la confrairie de Saint-Jehan de Dijon. [2]

Item que nulz dudit mestrier ne prendra apprentis à moins de quatre ans ; et ne pourront iceulx apprentis ou leurdit maistre pour eulx prendre journée la première année fors seullement que cinq deniers pour ces despens juesques au soir. Et ne pourront prendre apprentis devant ce que le premier apprentis sera en sa dernière année, senon qui soit son filz, son nepveus ou filz de sa femme, né par léal mariaige ; parce que trop d’apprentis en ung hastellier ne sont pas proffitables, mais sont préjudiciables au maistre que est la besoingne ; et s’il le fait autrement,
l’on leur hostera ledit apprentis, et paiera vint solz : dix solz à ladite ville, cinq solz au maistre, et cinq solz à ladite confrairie.

Item huischiers ne huissiers .x te pourront ou ne devront faire trappes, huis ou fenestres, sens goujons de fust ou de fer, par leur seremens ; et qui trouvera le contraire, ilz paieront quinze solz tournois c’est à savoir cinq soulz à la ville, cinq solz au maistre, et cinq soulz à la confrairie Saint-André, en l’église paroichiale de monseigneur Saint-Jehan dudit Dijon, ou autre part ou bon semblera à messeigneurs et eschevins dudit Dijon.

Item ilz ne pourront mettre en huische de quartier de foul [3] pièce refendue, se se n’est à la percloure.

Item ne pourront ouvrer lesdiz charpentiers groussiers de nuit, se se n’est pour monseigneur le duc ou pour ladite ville ; et se nulz est trovés faisant le contraire, il paiera quinze solz tournois d’amende, c’est à savoir cinq soulz tournois à ladite ville, cinq soulz au maistre dudit mestrier et aux gardes qui auxdit mestrier seront de par ledit maistre, et cinq soulz tournois à ladite confrairie dessus déclarée.
Item se ledit maistre d’iceulx mestiers ou son commendement treuve ouvrant audit jour de samedi et puis nonne sonnée en ladite église de Notre-Dame ou de Saint-Jehan charpentiers, qu’il en puisse lever vint deniers tournois d’amende ou l’otil de quoi ilz ouvreront. [4]

Item que l’on fasse jurer aux charrons que ilz ne mectroient nulz aissis [5]en chers ne charrectes, se ilz ne sont aussy suffisant comme ilz vouldroient que l’on leur mist se ilz estoient charretiers.

Item se juestiffieront doresnavant toutes manières d’ouvriers ouvrans de tranchans, c’est à savoir tonnelliers, lambroisseurs [6], recouvreurs de maisons, huischiers, huissiers, et toutes autres manières d’ouvriers que à charpenterie appartiennent, par tel condicion que se nulz des maistres dessus dits sont adjournelz devant ledit maistre et qu’ilz deffaillent de venir, il paiera six deniers tournois du deffault de jour ; et pourra ledit maistre estalir se bon luy semble en chascun mestrier ung homme tel qui vouldra pour garder ledit mestier selon que dessus est dit, pour rapporter les forfaicteures dudit mestier ; et prendra ledit maistre vint derniers tournois pour chacun jour sur la recepte de ladite ville, et une robe en valeur de cent soulz tournois au jour de Circoncision Notre-Seigneur, qui est le premier jour de Janvier.

Item quant ung apprentis aura acomplis son service le temps quil aura été loué, son maistre sera tenus de le admener devers le maistre qui gardera le mestier [7], et le fera jurer que en quelque lieu qui soit, se il voit aucung cas contre lesdit maistres à leur préjudisse, il leur fera savoir, affin quilz s’en puissent garder, et jura à l’encontre de luy ne de son honneur ; et ne le pourra mectre en besoingne autres ouvriers si ne montre certification comment il aura fait et acomply ledit service ; et qui fera le contraire, celluy qui le mectra en besoingne paiera vint soulz tournois, c’est à savoir dix soulz à ladite ville, cinq soulz au maistre des mestiers, et cinq soulz tournois à ladite confrairie de Saint-Jehan ; et se heuvrent de tous autres services qui seront affermés à louaige, journées ou autrement et avec ce l’amende paié, retourneront avec le premier maistre.

Item quant aucungs desdits apprentis viendront à science qui soit passable et recevable à prendre besoingne comme ouvrier, ilz jureront de tenir et garder les drois, usaiges, franchises et libertés, dicelluy mestier, sens faire fraude.

Item jureront lesdiz apprentis et autres ouvriers et serviteurs dudit mestier requerront les femmes, filles, niepces, parentes desdiz maistres de choses quelconques pourtans blasures ou reproches, excepté seullement que pour les avoir à femmes et espouses, à painne d’estre amendable et pugnis à l’advis dudit maistre et de mesdiz seigneurs les mayeur et eschevins. [8]

Item jureront sur sains Evangilles [9] que quelque besoingne qu’ilz prendront, il les feront bien et léalement, soit à leur perte ou dommaige ; et sy soingnent (13) bois, ilz ny mettront bois qui ne soit léal marchant et raisonnable à la besoingne sens y faire fraude ; et sy le font autrement, ilz seront amendables au reguart du maistre qui gardera le mestier.

Item en quelque besoingne que fassent quant l’on leur soingnera bois, il garderont ledit bois de quoy ilz ouvreront et le revisoteront s’il est bon et proffitable pour celuy à qui sera la besoingne ; et s’il n’est bon le droit au maistre et selon les usaiges et coutumes, lesdiz charpentiers en pourront pourter soubz leurs bras sens reproches trois ou quatre copeaulx ou escelles trois fois le jour, pour ce qu’ilz ne fassent audit bois chose qui pourte dommaige à partie pour avoir et faire lesdites escelles ou copeaulx ; et qui fera le contraire sera tenus de restituer le bois, et amendable de dix soulz par portion, c’est à savoir à la ville deux gros et au maistre du mestier, deux gros à ladite confrairie.

Item qui copera une pièce de bois pour faire ais court, se n’est du consentement du maistre, y restituera ledit bois, et sera amendable et aussi, se aucune pièce de bois est forfaite par mortaises, esceles ou autres forfaitures que ne puissent servy à l’ouvraige ou la devoit mectre, l’ouvrier perdra ses salaires qu’il auroit desservés en icelle ouvrant, rendra ladite pièce, et sera amendable comme dessus est dit. [10]

Item jureront que se ilz vont en revisitacion, il garderont léalement le droit tant du povre comme du riche et aussy de moindres d’aiges et de femmes vesves, et ne feront à nulles tort, pour quelque don que l’on leur fasse.

Item que s’ilz euvrent entre deux voisins, ilz ne osteront le droit de l’ung pour donner à l’autre pour quelque donation ou promesse que l’en leur fasse, et ne pourront aucuns desdiz ouvriers faire aucune visitacion, partaiges ou rapors sens les jurés, s’ilz ne sont par lesdiz jurés commandés, trovés estre à ce ordonnés ; et se aucuns feront le contraire, paieront vint-cinq soulz tournois, c’est à savoir à ladite ville dix soulz, au maistre dudit mestrier dix soulz, et à ladite confrairie cinq soulz tournois.

Item qu’ilz n’oste ne osteront nulles saisines entre deux voisins sens le consentement des deux parties, et jureront qu’ilz ne monstreront nulz poins du mestier à quelque personne que ce soit s’il n’est du mestier, et aussi ne souffreront point gaster à ung compaingnon une pièce de bois pour quelque malvuillance qu’ilz aient à luy, à painne de réparer à ses despens ladite saisine et de vingt soulz tournois, c’est à dire à ladite ville dix soulz, audit maistre du mestier, cinq soulz, et se la chose est sur la commune, la juestice sera appellée et prévenue, à painne d’estre amendable à la volontey et bon plaisir de messeigneurs maycur et eschevins et du maistre dudit mestier.
Item s’ils voient faire faulte en aucune besogne, ilz le diront au charpentier qui fera la besoingne, et s’il ne s’en vuelt tenir, le diront et feront savoir à celluy à cuy sera la besoingne ou au maistre qui gardera le mestier. [11]

Item que toutes les heures ordonnées au fait du mestier, ilz garderont bien et léalement, c’est à savoir toutes vigilles ordonnées comme de Noël, Saint-Jehan Baptiste, Saint-Pierre, Saint-Laurent et la miaoust et laToussains, et laisseront euvre à heure de midi, et au samedi pourront ouvrer juesques au damier cop de vespres sonnant en ladite église de Nostre-Dame ou de Saint-Jehan, lequel que mieulx plaira à mesdisseigneurs mayeurs et eschevins. [12]

Item chacun d’eulx ne pourront tenir que ung apprentis et ne le pourront prendre à moins de quatre ans comme dit est sens lui donner argent ; et qui le prendra à moins, il paiera vint cinq soulz tournois d’amende et luy ostera l’en l’ung des apprentis, se se n’estoit son filz, son nepveu, son frère ou le filz de sa femme nez en léal mariaige qui sera aplicquée dix soulz tournois à ladite ville, dix soulz tournois Item se ung compaignon ouvrier vient en ung astellier qui requiere à ouvrer, se l’on ne le puet mettre en besoingne, tous les compaignons dudit astellier seront tenus de luy donner par porcion, cinq soulz tournois et ung repas, se il en porte certiffication d’avoir acomply le service qu’il avoit promis faire à son damier maistre ; et se ainsy fait, voise son chemin où bon luy semblera. [13]

Item se lesdiz ouvriers ou aucungs d’iceulx desnonssent 1’ung et l’autre injurieusement, celluy qui dira ladite injure paiera dix soulz tournoi, apliquez deux gros a ladite ville, deux gros au maistre qui gardera ledit mestrier, et deux gros à ladite confrairie.
Item se aucungs pourtent soliers quarrellés, en l’astellier depuis Pasques juesques à la Saint-Rémi ilz seront desquarelés le piet, tenant de cognie ou de ciseaul ; et qui ouvrera sens chapperon, chappeaul, bonnes ou sainture, ou à chausses avallées , il paiera six deniers tournois, qui seront appliqués au maistre qui gardera ledit mestier.
Item qui prendra les outilz d’autruy sens licence, il paiera cinq deniers tournois d’amende au proffit que dessus, et avec ce fera refaire à ses despens lesdiz outilz se aucungs sont par luy rompus. [14]

Item qui laissera l’esquarre à plainne terre, il paiera cinq : deniers tournois au proffit que dessus, et aussi seullement se aucuns se prent à ouvrer en une pièce de bois au cousté ou ung autre aura ouvré, sens le consentement du maistre de l’astellier ou de selluy qui aura commencié dy ouvrer, paiera cinq deniers tournois, à apliquer comme dessus.
Item qui laissera une coignée plantée ou bois en sa taille, ung talaire plantée en son pertuis, une coignée posée de biés, un moiron entre deux lignes, ung besagues en une mortaise, et une see tendue, paieront cinq deniers tournois à apliquer comme dessus. [15]

Item qui demeurra après heure sonnée, il paiera six deniers tournois au proffit comme dessus, et qui entrera devant heure, il sera amendable comme dessus ; et qui fera ordure deshonorable de son corps luy estant en l’astellier, il paiera pour chacune lois cinq deniers tournois à appliquer comme dessus.

Item se les apprentis font chose contre se que ne doivent, ilz en seront baignés en une cuve d’eau) froide. [16]

Item depuis le jour de Pasques juesques auditjour de saint-Rémi, les ouvriers dessus diz auront trois heures pour chacun jour aler boire mangier ou dormir, c’est à savoir à huit heures le matin dures juesques à neuf heures ; à douze heures pour dormir juesques à une heure après midi ; à trois heures juesques à quatre heures pour ressire) ; et depuis la saint-Rémi juesques à Pasques, auront deux cures pour jour à prendre leur récréacion, c’est à savoir à neuf heures du matin juesques à dix, et à une heure après midi juesques à deux. [17]

Item tous couvreurs de maisons feront le serment au maistre qui gardera le meslier qu’ilz feront bon et léalement quelque besoingne qu’ilz preignent, et quand ilz ouvreront entre deux voisins, ilz garderont le droit de l’ung et de l’autre, ainsy du povre comme (lu riche, de la femme vesve et du moidre d’aige, et pour quelque personne q u’i l z ouvrent ne feront faulceté ; et se i lz achectent aiserures (26), channectes, ou autres matières appartenant à couvrir maisons, se ilz ne sont bons et suffisens, ne les rnectront point en besoingne ; et se ilz font le contraire, paieront pour chacune fois six soulz tournois, c’est à savoir à ladite ville deux soulz, ou maistre qui gardera ledit mestier deux soulz et à... [manuscrit détérioré]

Item aucuns ouvriers ne prendront marque quelle quelle soit, se non quelle luy soit donnée par le maistre qui aura la garde dudit mestier ; et pour ce faire paiera dix soulz au proffit dudit maistre, et si fait le contraire paiera vint soulz d’amende pour chacune fois que repris y seront ; dont ladite ville aura dix soulz, le maistre, cinq soulz, et ladite confrairie, cinq soulz tournois.

Item se l’ung des ouvriers à marqué au marchié ou dehors, par marchié fait, aucune pièce de bois, et ung autre vient, qui ôte ladite marque ou echecte ledit bois, soit ouvrier ou non,, y paiera vint soulz d’amende et ostera la dite marque, y sera amendable comme dessus pour chacune fois. [18]

Notes :

[1Ce texte est un avis, on peut le considérer comme un projet de règlement.L’auteur qui regroupe l’ensembles des métiers du bois est lui-même charpentier (comme guillaume de Saint-Patu à Paris pour le livre des métiers d’Etienne Boileau en 1268), les fendeurs scieurs de long et sabotiers sont ignorés. Il est vrai que les scieurs et les fendeurs exerçaient leur activité en forêt et qu’elle était saisonnière. Les sabotiers ne furent reçus dans le compagnonnage qu’au XIXe siècle par les boulangers, eux-mêmes mal vus et traités par dérision de « chevaliers de la râclette ». Le marrien – mérain – est du bois d’ouvre, généralement du chêne.
Les tonneliers ayant des règlements particuliers en 1444, le texte qui les englobe est sans doute légèrement antérieur à cette date. Etienne Tacheret aurait été maître des oeuvres de charpenterie du duc de Bourgogne entre 1434 et 1445.
Les huchiers étaient oinvriers en meuble et les huissiers menuisiers en bâtiment (porte et fenètres).

[2L’heure de nonne correspondait à environ trois heures avant la nuit. A cette époque la journée était divisée en 12 parties du lever au coucher du soleil. L’heure avait une durée variable selon les saison.
C’est à la même époque que les ouvriers du bâtiment en Angleterre obtiennent la « semaine anglaise (Colombier, les Chantiers des cathédrales).
Deux entités séparées se partagent le produit des amandes : la corporation et la confrérie de Saint-Jean.

[3Probablement foyart (hêtre), bois peu utilisé, sujet à la pourriture.

[4Le travail de nuit (à la chandelle a toujours été interdit, sauf cas de force majeure.

[5Essieu. Jusqu’à leur disparition dans les années 1950, les charrons n’avaient pas le droit d’utiliser des pièces métalliques. C’est le forgeron qui terminait le travail et cerclait les roues.

[6Lambrisseurs. Les murs intérieur des habitations étaient souvent lambrissés au moins dans leur partie basse.

[7L’apprenti ayant fini son temps sera présenté au maître qui garde le métier. Ce maître était élu par les autres maîtres ses pairs : la répartition en trois degrés apprentis, compagnon et maîtres est évidente. Le Maître élu était pendant son mandat, le « premier parmi les égaux » et détenait l’autorité. L’Université, le Clergé et la Chevalerie (Ramsay le fait remarquer ans son discours) étaient également organisés en trois grades.

[8Les apprentis et parfois les compagnons étaient logés et nourris par leur maître.

[9Les serments étaient toujours prêtés sur les Evangiles. Tous les actes officiels, tels les testament s’y référaient.

[10Les « gâtebois » sont sanctionnés. La marque personnelle engage la responsabilité.

[11Les secrets du métier et la qualité du travail seront toujours préservés.

[12Les jours chômés étaient nombreux à l’époque.

[13On trouve ici des spécificités du Compagnonnage, l’hospitalité de tous, la « levée d’acquit » et un « certificat de travail » motivé.

[14Une tenue correcte est éxigée. Actuellement, il n’est pas permis de se rendre chez la « Mère » avec des manches relevées et sans cravate. Le vçtement en labeaux est dangereux. Il ne saurait évidemment être question de marcher sur un plancher d’épures avec des soulier ferrés ?

[15L’esquerre est l’équerre, le talaire, une tarière, moiron, mot inconnu une besagues est une bizaigue, une see est une scie.. Ce passage indique les respect pour l’outil. Les scies avaient un cadre tendu par une corde torsadée par une clef reposant sur le sommier. Avant de la remettre en place la scie était détendue et graissée. Au début du siècle dernier, quand un apprenti creusait une mortaise, chacun l’appelait d’urgence pour le faire quitter l’établi en laissant le bédane en plce. Chacun se précipitait et coiffait l’outil de son couvre-chef (les menuisiers portaient tous une coiffure). L’étourdi était tenu de payer autant de « coups à boire qu’il y avait de casquettes superposées sur le manche de l’outil.

[16« Le cul dans la bassine pour remettre les idées en place » Un châtiment voisin étatit appliquée en Angleterre chez las maçons, celui qui écoutait à la porte était placé le plus souvent sous la gouttière et par temps sec sous la pompe.

[17Jusqu’à une date relativement récente, la fête de Saint-Rémi évèque de Reims était fixée au 1er octobre.
Dans l’agriculture la date importante était le jour de la Saint-Martin (11 novembre). Le travail des champs terminés, les animaux rentrés, l’activité se déplaçait vers la forêt. C’était également le début des longues veillées d’hiver devant la cheminée, chacun apportant son ouvrage.

[18Les/La marque était à la fois le blason et la signature. Les ouvriers n’étaient pas tous illettrés comme on se plait à le faire croire. Le nom était hérité, la marque gagnée.

J’ai été nu et vous m’avez habillé. Bonne Vie ! A l’Avantage !

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