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Présentation du Rite Forestier

Buche présentée par JPVW à La Renouée

Ceux que je nomme les « refondateurs » avaient imaginé une structure obédientielle appelée « Grande Vente » et, voulant sans doute ménager au rite ressuscité une future reconnaissance par les obédiences maçonniques, avaient cru bon déclarer d’emblée que le rite forestier était maçonnique.

Article mis en ligne le 15 mai 2015
dernière modification le 9 juin 2015

par jeromebosch
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Il s’exprimait ainsi à la Renouée :

Ma Bonne Cousine Maître, merci de me donner la parole, je veillerai à ne point trop en abuser.

Mes Bonnes Cousines, Mes Bons cousins, soyez magnanimes

Chers invités Sœurs et Frères,

Vous êtes parvenus jusqu’à cette clairière guidé par un Bon Cousin.
Ensuite, le Bon Cousin Duhêtre vous a appelés,
et vous a conduits près de ce feu, allumé par les Bonnes Cousines.
Plus tard, vous avez vu le Bon Cousin l’Ermite tracer un contour fermé.
Il a délimité le Cercle de Bois dans lequel nous sommes tous et qui englobe aussi, -l’avez vous remarqué ?- un houx planté là tout spécialement, derrière le Cousin Maître.
Cet espace a été sacralisé par le Feu, par la Terre, l’Air, l’Eau et par ce cinquième élément, le Bois, qui contient les quatre autres.
Le bois a été planté au milieu du feu, au centre. . . .
Un rameau d’arbre a été sacrifié par le feu.
Nous-nous sommes ainsi isolés du monde profane,

Alors,

Le Cousin Maître nous a conduits.

Et tantôt, quand il aura fermé les Travaux et que nous aurons brûlé le Mannequin (n’ayez aucune crainte à cet égard), le Bon Cousin l’Ermite, par un autre tracé, dénouera le Cercle de Bois et nous quitterons la Clairière.


Ainsi, des actes et des gestes symboliques se sont enchaînés les uns aux autres dans un rituel original, sans équivalent contemporain, à notre connaissance.
En effet, nous nous inscrivons dans une ancienne Tradition forestière,
Qui s’était endormie au tout début du XXème Siècle. . . .
Et rétablie il y a une dizaine d’années à l’initiative de Francs-maçons français.
Ils ont relié des fragments épars et comblé les vides, laborieusement, avec conscience, ingéniosité et amour.

Ils ont travaillé en respectant ce qu’ils connaissaient du passé - moins que nous n’en savons maintenant - et ils ont fait preuve d’une audacieuse ingéniosité dans la reconstruction.


Mes SS, mes FF, à ce jour, l’histoire des rites Forestiers ne nous a pas encore livré tous ses secrets.
Des Bons Cousins cherchent et ils trouvent de plus en plus d’écrits anciens, des rituels, entre autres découvertes de nombreux textes du XVIIIème Siècle : c’est passionnant !
On sait qu’à l’instar d’autres Société initiatiques, au départ il y eu la transmission secrète des savoirs faire des artisans de la forêt : Fendeurs, Charbonnier, Forgerons et Mineurs de fer. N’oublions pas qu’à l’époque pré-industrielle la forêt était la seule pourvoyeuse de la Ville en énergie.

Tous ces artisans organisaient des cérémonies d’initiation de métier, mais nous en ignorons les détails puisqu’il s’agissait de Traditions orales.
Une émouvante archive en témoigne : c’est la sévère condamnation, avec excommunication des désobéissants, prononcée par l’Evêque d’Auxerre en l’an1673, c’est-à-dire avant la Maçonnerie organisée telle que nous la connaissons. Si vous êtes sages, il vous en sera donné lecture tout à l’heure, cela en vaut la peine !

Il semble que par le passé, les rituels Fendeurs et autres charbonniers ont fort intéressé tant les Francs-maçons que l’Eglise, au point de les adapter au bénéfice somme toute d’un usage déviant, et par conséquent de les déformer, ce qui a brouillé la traces des originaux.
Ce n’est pas fini ! Aujourd’hui encore, on sent comme un « appel d’air » de la part de certaines institutions maçonniques qui s’annexeraient volontiers le « rite de la Forêt ».

Notre société forestière comporte quatre degrés : Fendeur, Charbonnier, Forgeron et Maître des Passages. On devient Fendeur par l’initiation.

Ceux que je nomme les « refondateurs » avaient imaginé une structure obédientielle appelée « Grande Vente » et, voulant sans doute ménager au rite ressuscité une future reconnaissance par les obédiences maçonniques, avaient cru bon déclarer d’emblée que le rite forestier était maçonnique.

Les Bons Cousins d’aujourd’hui, qui comptent dans leurs rangs nombre de Maçons expérimentés sont nombreux à se méfier des centralisations obédientielles et veulent éviter une éventuelle annexion par la Franc-maçonnerie : ils sont pour cela trop épris de liberté. La plupart ne partagent pas ces visions de nos illustres refondateurs.

La dizaine de Ventes existantes se veulent indépendantes et se satisfont de relations de bon voisinage entre elles, certainement encore à développer davantage dans l’intérêt du rite.
Mais les Bons Cousins soucieux de la pérennité du rite, n’ignorent pas que vivre dans l’indépendance sans concertation, sans référence à une convention commune, amènerait les Ventes à progressivement s’écarter les unes des autres et un jour à ne plus se reconnaître !
Un choix structurel se pose donc à nous : Trouver un modèle original qui se situerait à mis chemin entre l’impérial système obédientiel hérité du XIXème Siècle et une organisation de type libertaire : intéressant problème !

Toujours est-il qu’aujourd’hui, en pratique, les Bons Cousins se rendent visite en respectant les nuances de l’interprétation par chaque Vente de notre fond rituel et symbolique commun. Faut-il dire que ces visites sont rares, car si vos Loges sont proches comme les appartements d’un HLM, les Ventes sont éloignées les unes des autres comme les iles de l’océan Pacifique !

Les Bons Cousins ne connaissent pas de conflit philosophique, ils respectent les croyances et trouvent que les différences sont enrichissantes.
Une curiosité : Sans doute en vue de prévenir définitivement tout conflit philosophique du genre bien connu des maçons : « Mais quelle est la nature du Grand Architecte de l’Univers ? » les refondateurs avaient choisi de faire référence à John Tolland, philosophe des lumières, adepte du Panthéisme, et de l’imiter en faisant référence aux Celtes. Vous savez que Tolland avait fondé le « Druid Order » au moment même ou se fondait la Franc-maçonnerie à Londres.
Ils dotaient ainsi le rite forestier d’une légende à l’instar de tous les rites initiatiques mais en évitant la référence au Livre, ou à un Livre.

Aujourd’hui, la référence aux Celtes varie fort d’une Vente à l’autre, et aucune n’a résolu d’en faire un dogme. On peut en dire autant du Panthéisme.

Les Bons Cousins vous donneront des explications complémentaires que vous pourriez souhaiter.

Pour le reste, je vous renvoie aux termes de notre Déclaration dont il vous a été donné lecture lors de l’ouverture des Travaux, car elle constitue pour chacun des Bons Cousins de La Renouée un engagement solennel. J’insisterai sur ce seul point : Les Forestiers inscrivent leurs travaux au sein de la Nature, c’est-à-dire de l’univers vivant. Ils conçoivent l’humanité comme étant une petite partie à caractère assez fugace de cet univers.

Nous ne sommes pas anthropocentrismes.

JP


J’ai eu froid et vous m’avez réchauffé. Bonne Vie ! A l’Avantage !

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